📱 GrĂšve le 1er fĂ©vrier dans l’éducation !

MANIFESTATION à GRENOBLE - 14h Place de Verdun (AG à l'arrivée au rectorat vers 15h)

Le ministre Gabriel Attal poursuit l'Ɠuvre de Jean-Michel Blanquer : rĂ©formes qui accentuent le tri social et dĂ©sorganisent les Ă©coles, collĂšges et lycĂ©es, suppressions de postes, dĂ©gradation des conditions de travail, gestion par l’évaluation, mĂ©pris envers les personnels, salaires insuffisants !

Les personnels de l’Éducation nationale savent que pour arracher des augmentations salariales, de meilleures conditions de travail et faire barrage aux contre-rĂ©formes, il faut imposer un rapport de force, la grĂšve est notre meilleure arme.

La loi Immigration votĂ©e le 19 dĂ©cembre main dans la main entre la “majoritĂ©â€ prĂ©sidentielle, la droite et l’extrĂȘme droite est un recul intolĂ©rable, SUD Ă©ducation exige son abrogation.

1- pour de vraies augmentations de salaires

Les mesures de revalorisation engagĂ©es l’an dernier, principalement pour les enseignant·es et CPE en dĂ©but de carriĂšre, sont trĂšs insuffisantes pour rattraper l’écart avec la rĂ©munĂ©ration moyenne des enseignant·es des pays de l’OCDE et des autres fonctionnaires de catĂ©gorie A. Pour 70 % des enseignant·es, la revalorisation s’est bornĂ©e Ă  une augmentation indemnitaire de 95 euros par mois et Ă  une trentaine d’euros induits par la hausse du point d’indice pour tou·tes les fonctionnaires. Ces mesures sont trĂšs insuffisantes au regard de l’inflation. La situation des personnels AESH et AED est alarmante : la maigre augmentation de salaire des AESH de septembre est bien loin de rĂ©pondre Ă  nos revendications : au final les salaires n'augmentent que peu et, pour les collĂšgues aux plus bas Ă©chelons, c’est toujours une rĂ©munĂ©ration sous le seuil de pauvretĂ© qui les attend Ă  chaque fin de mois. Les temps incomplets imposĂ©s plongent les AESH dans la prĂ©caritĂ©. Pourtant, le ministĂšre refuse toujours d’ouvrir le dossier du temps de travail et se borne Ă  tenter d’imposer ses lubies de double employeur, augmentant par lĂ  les missions et la charge de travail des AESH.

SUD Ă©ducation revendique la reconnaissance d’un temps plein pour 24 heures d’accompagnement auxquelles s’ajoutent les heures connexes pour le travail de prĂ©paration, de suivi et de concertation !

SUD Ă©ducation revendique une augmentation immĂ©diate de 400 euros pour toutes et tous, le SMIC Ă  2000 euros bruts, le rattrapage du point d’indice et une rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s salariales, en particulier femmes/homme !

2- pour de meilleures conditions de travail

De Jean-Michel Blanquer à Gabriel Attal, les personnels subissent des réformes injustes, imposées dans la précipitation, qui participent à la dégradation des conditions de travail des personnels : la réforme du lycée professionnel, le démantÚlement de la formation continue, la casse des groupes classe au collÚge
 Ces réformes aggravent une situation alarmante : augmentation des tùches, des missions et du temps de travail, bùti scolaire dégradé et en partie amianté et inadapté à la crise écologique, absence de médecine du travail


3- pour de vrais moyens et des créations de postes

Suite Ă  la publication des derniers rĂ©sultats de l’enquĂȘte Pisa sur le niveau scolaire des Ă©lĂšves de l’OCDE, le ministĂšre a annoncĂ© un “choc des savoirs” composĂ© d’une compilation de  mesures dĂ©magogiques Ă  l’inefficacitĂ© prouvĂ©e et dont la mise en oeuvre va dĂ©sorganiser complĂštement les collĂšges et aggraver la relĂ©gation sociale des Ă©lĂšves les plus en difficultĂ©s. Ce n’est pas en encourageant le redoublement, en mettant en place des groupes de niveau pour trier les Ă©lĂšves ou en sabordant le lycĂ©e professionnel que le ministre peut espĂ©rer rĂ©duire des inĂ©galitĂ©s sociales qui pĂšsent lourdement sur les trajectoires scolaires des Ă©lĂšves. Le ministre annonce 650 suppressions de postes dans les 1er degrĂ©.

Au contraire, SUD Ă©ducation porte des revendications pour lutter contre les inĂ©galitĂ©s sociales en amĂ©liorant les conditions d’études des Ă©lĂšves : baisse du nombre d’élĂšves par classe par le recrutement massif de personnels, dĂ©veloppement de la formation initiale et continue des personnels, accompagnement mĂ©dico-social des Ă©lĂšves, reconnaissance du mĂ©tier d’AESH par la crĂ©ation d’un vĂ©ritable statut


SUD Ă©ducation revendique une baisse des effectifs par classe Ă  25 Ă©lĂšves en LGT, 20 en collĂšge ordinaire, 16 en Ă©ducation prioritaire et en LP, ainsi qu’une baisse des effectifs globaux des Ă©tablissements.

4- pour une école pour tou·tes les élÚves

Macron a ordonnĂ© l’acte 2 de l’école inclusive pour augmenter le nombre d’élĂšves en situation de handicap Ă  l’école, il oublie nĂ©anmoins tous les autres Ă©lĂšves qui dĂ©pendent de dispositifs d’inclusion : les Ă©lĂšves allophones et les Ă©lĂšves en grande difficultĂ© scolaire. L’Éducation nationale ne donne pas les moyens aux personnels d’accueillir tous les Ă©lĂšves : il manque de personnels AESH, de moyens pour garantir l’accessibilitĂ©, de temps de concertation et de formation. Il faut d’urgence crĂ©er un vrai statut de la Fonction publique pour les AESH et arrĂȘter la mutualisation de l’accompagnement.

Il y a urgence Ă  convaincre que tou·tes les Ă©lĂšves ont leur place Ă  l’école et que c’est bien Ă  l’école qu’il revient de garantir des compensations du handicap afin d’en finir avec le validisme et la sĂ©grĂ©gation scolaire et sociale.

SUD Ă©ducation appelle tous les personnels Ă  se mobiliser pour gagner les moyens d’accueillir tous les Ă©lĂšves Ă  l’école qu’importe leur handicap, leur origine ou leurs difficultĂ©s scolaires.

MANIFESTATION à GRENOBLE - 14h Place de Verdun (AG à l'arrivée au rectorat vers 15h)

Le tract de l'intersyndicale Iséroise :

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