📱13 mai : en grĂšve pour les services publics

Le succĂšs de la mobilisation du 5 dĂ©cembre n’a pas suffi Ă  faire reculer les gouvernements successifs. François Bayrou a imposĂ© Ă  tou·tes les agent·es de la fonction publique la baisse de l’indemnisation des congĂ©s maladie ordinaires et les prive Ă©galement d’une indemnitĂ© de garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA).

La casse du service public semble d’ailleurs ĂȘtre une prioritĂ© politique pour le gouvernement. Le ministre de l’économie, Eric Lombard, a prĂ©vu une coupe budgĂ©taire de 40 milliards d’euros pour 2026. Alors qu’il pourrait taxer les grandes entreprises du CAC40 et les ultra riches, Emmanuel Macron et le gouvernement font le choix d’aggraver les inĂ©galitĂ©s sociales en poursuivant une politique ultra libĂ©rale.

Pour rappel, 40 700 foyers fiscaux constituent les 0,1% les plus aisĂ©s de la population française, avec un revenu annuel d’au moins 463 000 euros. Ces revenus ont connu une augmentation annuelle de 3 % (en plus de l’inflation) depuis 20 ans, alors que les revenus du reste de la population n’ont progressĂ© que de 0,5 %. La consĂ©quence directe de l’aggravation des inĂ©galitĂ©s fiscales est la dĂ©gradation des services publics. Casser les services publics, c’est appauvrir et fragiliser toujours plus les personnes les plus prĂ©caires.

Appauvrir la population par la casse des services publics, c’est laisser toujours plus de place aux idĂ©es racistes, sexistes, lgbtiphobes et validistes. En ouvrant un boulevard Ă  l’extrĂȘme droite, Emmanuel Macron prend le risque d’une arrivĂ©e aux pouvoirs des partis les plus rĂ©actionnaires, mettant en danger toute une partie de la population et en premier lieu les minoritĂ©s.

Dans le secteur de l’éducation, ce sont encore des moyens en moins pour les Ă©lĂšves et les personnels, alors que l’école publique subit les consĂ©quences d’une austĂ©ritĂ© au service des plus riches depuis plusieurs annĂ©es. Si nous nous fĂ©licitons de l’abandon des 4000 suppressions de postes et l’abandon d’une partie des mesures du “choc des savoirs”, en particulier le caractĂšre obligatoire du DNB pour en entrer en seconde, l’école reste toutefois dans un Ă©tat dĂ©plorable en raison d’un sous-investissement de l’État et des rĂ©formes ministĂ©rielles dĂ©lĂ©tĂšres successives. Pour SUD Ă©ducation, il y a urgence Ă  bĂątir une Ă©cole qui lutte contre les inĂ©galitĂ©s sociales en gagnant une vraie politique d’éducation prioritaire qui rĂ©intĂšgre notamment les lycĂ©es et en obtenant les moyens indispensables Ă  la scolarisation de tou·tes les Ă©lĂšves dans le cadre de l’école inclusive.

Dans l’ESR, la budget 2025 est l’un des pires jamais connu depuis 20 ans et 3/4 des universitĂ©s sont en dĂ©ficit. Et en un trait de plume le 26 avril, le gouvernement a de nouveau supprimĂ© 500M€ de crĂ©dit Ă  l’ESR. Le budget 2026 s’annonce douloureux pour les services publics et en particulier l’ESR. Ces situations sont lourdes de consĂ©quences pour les personnels avec des suppressions de postes, le gel des campagnes d’emploi, la suspension de mesures indemnitaires, l’arrĂȘt de chantiers de rĂ©novation du bĂąti
 La LPR quant Ă  elle ne rĂ©pond pas aux besoins du service public et met en concurrence les personnels et la recherche.

SUD éducation revendique : 

  • la suppression de tout jour de carence ;
  • la suppression de la baisse de l’indemnisation du congĂ© maladie ordinaire ;
  • le rĂ©tablissement de la GIPA ;
  • la revalorisation du point d’indice ;
  • des crĂ©ations d’emploi et un plan massif de titularisation ;
  • la fin des attaques contre les agent·es de la fonction publique.

SUD Ă©ducation appelle tous les personnels de l’Éducation nationale Ă  se mettre massivement en grĂšve le mardi 13 mai pour dĂ©fendre le service public et les conditions de travail de ses agent·es.