📌 AED – Surveillance des examens et fin d’annĂ©e scolaire, quels sont nos droits ?

La fin d’annĂ©e approche et elle est souvent synonyme de sur-sollicitation des assistant·es d’éducation. Les textes encadrant nos missions sont suffisamment flous pour que les chef·fes d’établissements nous demandent d’effectuer tout type de tĂąches. Dans cette fiche, SUD Ă©ducation fait le point.

Les missions des assistant·es d’éducation sont encadrĂ©es par l’article 1 du dĂ©cret n°2003-484 du 6 juin 2003 fixant les conditions de recrutement et d'emploi des assistants d'Ă©ducation

Mission des AED pendant les examens

Le mois de juin est un mois d’examen : baccalaurĂ©at, CAP, DNB.

Pendant les examens les AED peuvent ĂȘtre sollicité·es pour :

➞ la prĂ©paration des salles,

➞ la surveillance des couloirs,

➞ l’aide au secrĂ©tariat du centre d’examen.

Nous ne pouvons Ă  priori pas ĂȘtre placé·es sur la surveillance des salles car cela relĂšve d’une mission d’enseignement.

Cependant, en cas de situation exceptionnelle, un·e chef·fe d’établissement peut dĂ©signer tout personnel relevant de l’éducation nationale pour assurer la surveillance. Cette situation exceptionnelle peut intervenir en cas d’absence d’un nombre trop important de surveillant·es d’examen qui Ă©taient planifié·es.

Dans ce cas, un ordre de mission Ă©crit doit nous ĂȘtre remis et cela ne doit se faire que sur notre temps de travail habituel.

Si cela intervient en dehors de notre temps de travail fixĂ© par l’emploi du temps annuel, il ne peut s’agir que de volontariat. Par ailleurs, tous les Ă©tablissements centres d’examen disposent d’une enveloppe budgĂ©taire : dans ce cas il faut s’assurer d’ĂȘtre indemnisé·es.

Semaines de permanences administratives

Les contrats des assistant·es d’éducation prĂ©voient un nombre de semaines travaillĂ©es dans l’annĂ©e allant de 39 Ă  45 semaines. La plupart des contrats sont rĂ©digĂ©s sur 39 semaines, dont 36 semaines de temps scolaire. Les trois semaines en sus correspondent aux « permanences administratives » bien que cela ne soit encadrĂ© de maniĂšre prĂ©cise par aucun texte.

L’organisation du travail pendant ces « semaines de permanences administratives » doit respecter notre temps de travail et notre emploi du temps annuel. En cas de changement, notre supĂ©rieur·e hiĂ©rarchique doit respecter un dĂ©lai de prĂ©venance. Si nous exerçons nos missions d’AED Ă  l’internat, le passage des heures de nuit Ă  des heures en journĂ©e ne peut se faire que si notre contrat prĂ©cise « internat et externat ».

Les tĂąches qui nous sont confiĂ©es doivent rester dans le cadre rĂ©glementaire fixĂ© par les textes : elles doivent concerner la vie de l’élĂšve et on ne peut pas nous demander de faire tout et n’importe quoi durant ces journĂ©es.

SUD éducation revendique pour les AED :

✊ la titularisation sans condition de concours, d'anciennetĂ© ni de nationalitĂ© de tou·tes les AED dans un corps de fonctionnaire par la crĂ©ation d’un mĂ©tier d’éducateur·trice scolaire ;

✊ l’augmentation des salaires avec une grille de progression salariale Ă  l’anciennetĂ© ; un salaire minimum Ă  2200 euros bruts ( soit 1870 euros nets, primes et indemnitĂ©s comprises) ;

✊ l’accĂšs aux primes et indemnitĂ©s dans les mĂȘmes conditions et aux mĂȘmes montants que ceux fixĂ©s pour les autres personnels (notamment l'indemnitĂ© REP/REP+) ;

✊ la baisse du temps de travail, pour un temps plein à 32h ;

✊ la suppression du forfait nuit en internat ;

✊ le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement acadĂ©mique ;

✊ l’accùs à une formation initiale et continue, sur temps de service ;

✊ la crĂ©ation de brigades de remplacement pour assurer les remplacements des collĂšgues absent·es ;

✊ un droit Ă  la mobilitĂ©, interacadĂ©mique et intra-acadĂ©mique.

En cas de problĂšme pour faire valoir vos droits, contactez-nous !

Consultez également le guide syndical AED réalisé par la Fédération SUD éducation