📢05/​05/​2026 En GRÈVE pour un service d’éducation digne !

Un an après les mobilisations du printemps 2025, il est temps de faire le bilan des promesses de l'administration et il n'est pas glorieux : dispositifs vitrine RESPIRE pour le moins dysfonctionnels, miettes d'accompagnements par des AESH toujours si mal payé-es et en nombre insuffisant au regard des besoins, semblant de remplacements des personnels là où les équipes et les familles se mobilisent ... L'ensemble des pansements se faisant à moyens constants, on est loin de la dentelle promise ! Dans le 1er comme dans le 2nd degré, soyons mobilisé·es contre les fermetures de classes et les suppressions de postes, pour des moyens de remplacements conséquents, pour un accès de toutes et tous à l'enseignement, pour des conditions de travail et d'études dignes !

L'école mérite beaucoup plus !!

À Grenoble, les personnels des écoles et établissements mobilisés ne lâchent rien et appellent à une nouvelle journée de mobilisation ce mardi 5 mai 2026.

SUD éducation 38 (ainsi que l'intersyndicale éducation iséroise) soutient leurs revendications et les actions des personnels mobilisés et appelle l'ensemble des collègues à la grève le mardi 5 mai !

Le 5 mai 2026, venez :
📢10h : AG des personnels grévistes, Salle Le Ciel (2 rue général Marchand, Grenoble),
📢14h  : Manifestation , départ de la préfecture de l'Isère.

⚰️N'oubliez pas votre plus beau cercueil si une classe ferme dans votre école ou des postes sont supprimés.

Retrouvez ci-dessous l'appel de l'intersyndicale éducation 38

POUR UN SERVICE D’ÉDUCATION DIGNE, LE 5 MAI ON CONTINUE !

Ces derniers mois, nos organisations syndicales de l'Isère SUD éducation, Snudi-FO, CGT éduc'action, FSU-SNUipp, SNES-FSU, CFDT éducation, CNT éducation, LDC Éducation dénoncent des choix budgétaires qui ne peuvent que dégrader un service public d’Éducation déjà exsangue.

Dans le premier degré isérois, pour 16 ouvertures de classes, ce sont 103 classes qui doivent fermer, et aucune augmentation du nombre de remplaçant·es n'est envisagée ! Ainsi, la scolarité des élèves ne pourra être qu'amputée d'encore bien des journées de classe, des classes aux effectifs parmi les plus élevés de l'OCDE malgré la baisse démographique, tandis que les enseignant·es s'épuiseront encore en tâchant de se substituer aux manques de moyens humains (médecine scolaire, RASED, AESH, UPE2A, ULIS ...).

Dans le second degré, la suppression de 68 postes a de lourdes conséquences : suppressions de divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l'offre de formation (l'allemand disparaît progressivement par exemple), complément de service, chantage aux moyens pour maintenir des groupes de niveau ... De plus, les vies scolaires sont particulièrement asphyxiées par le manque de moyens fragilisant toujours plus le climat scolaire des collèges et lycées. En Isère, aucun moyen supplémentaire n'est prévu pour renforcer les vies scolaires (CPE et AED).

Partout, le manque d'AESH est patent et les notifications MDPH de nos élèves ne sont pas honorées. Il faut un statut de catégorie B pour les AESH avec un temps complet de 24h et un salaire décent !

Depuis des semaines et dans toute la France, les actions se multiplient : grèves locales, rassemblements, action avec les parents d'élèves, opérations collèges morts, vote contre les répartitions de moyens dans les CSA et les CA...