Depuis trop longtemps, les gouvernements passent et l’école trépasse.
L’instabilité politique et les différents budgets proposés mettent en péril l’enseignement de l’école à l’université.
En cette rentrée scolaire le constat est clair. Le gouvernement, en sursis, impose sa politique de tri social de la maternelle à la terminale alors que les personnels et les élèves ne cessent de subir la casse du service public d’éducation. Face à la dette, le gouvernement Bayrou s’attaque encore une fois à l’école.
Les conditions de travail et d’accueil se dégradent : manque de remplaçant·es, défaut d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap, classes surchargées, manque de personnels médico-sociaux, AESH et AED sous-rémunéré·es et toujours plus précarisé·es, crise de la vocation. Le MEN accentue même les inégalités sociales en finançant toujours plus une école privée à l’origine d’une ségrégation sociale inacceptable. Par ailleurs, chaque année l’État consacre de moins en moins de moyens par élève. De même, le pouvoir d’achat des personnels ne cesse de diminuer depuis des décennies.
Les chiffres de l'enseignement privé : 15% du budget de l’éducation nationale, soit 13 milliards d’argent public pour 20 % des élèves de France. Cependant, plus de 40 % des élèves du privé sont issu·es des catégories sociales très favorisées, 55% favorisées ou très favorisées. Le taux de boursier·es s’élève à 12% dans le privé alors qu’il est de 32% dans le public.
À l’université, aucune hausse du budget dans le cadre du PLF 2026 n’est prévue alors qu’un milliard d’euros a déjà été retiré au budget de l’ESR en 2025. Près de 80% des universités sont en déficit budgétaire, avec des conséquences directes sur nos conditions de travail et la qualité du service public : suppression de postes, gel des campagnes d’emplois, précarité accrue, fermetures de filières et de places, arrêt de la rénovation du bâti…
Au contraire, SUD éducation porte depuis longtemps des revendications pour une école et une université plus égalitaires et émancipatrices :
→ l’arrêt du financement de l’enseignement privé par l’argent public ;
→ l’augmentation des salaires ;
→ la baisse du nombre d’élèves par classe ;
→ une augmentation du budget de l’ESR à hauteur de 3% du PIB ;
→ la création d’un vrai statut pour les AESH et les AED.
Dès le mois de septembre, il va falloir se mobiliser fortement et durablement pour gagner contre l’austérité imposée. SUD éducation appelle à se mettre en grève dès le 10 septembre et participer massivement à toutes les initiatives et mobilisations pour une meilleure école et une meilleure société.